
đż Un jour spĂ©cial pour notre LĂ©murien ! đ
30 octobre 2026đŻïž Blois, 3 mai 1907. Un pharmacien boit un verre dâeau. Quelques minutes plus tard, il est mort.
Jean est un pharmacien respecté. Depuis des années, les habitants de Blois viennent chercher leurs remÚdes dans sa boutique.
Mais derriĂšre le comptoir, la confiance a disparu.
Son apprenti, Fernand, a été surpris en train de voler. Son maßtre le sait. Et le jeune homme sait que cette découverte pourrait ruiner son avenir.
Ce jour-lĂ , Ă lâheure du dĂ©jeuner, Jean porte un verre Ă ses lĂšvres.
Une gorgée.
Le goĂ»t lui paraĂźt amer. Ătrangement amer.
Il sâinterrompt, mais ne sâalarme pas immĂ©diatement. Quelques minutes passent. Un client entre dans la pharmacie.
Jean se lĂšve pour aller le servir.
Soudain, son corps se contracte violemment. Ses muscles se raidissent. Les convulsions sâintensifient. La douleur est terrible.
Lui, le pharmacien, reconnaĂźt les signes.
De la strychnine.
Un mĂ©decin accourt. Mais il est dĂ©jĂ trop tard. Jean meurt dans dâatroces convulsions.
LâenquĂȘte rĂ©vĂšle la prĂ©sence du poison. Les soupçons se tournent rapidement vers Fernand.
Dâabord, il nie.
Puis les questions se resserrent. Le jeune homme finit par avouer : il a empoisonné son maßtre.
En novembre 1907, Fernand est condamné à mort. Sa peine sera ensuite commuée en travaux forcés à perpétuité, puis réduite à vingt ans de prison.
đ La mort ne frappe pas toujours Ă la porte⊠Parfois, elle vous tend simplement un verre d’eau.
đ Et vous⊠ĂȘtes-vous certain de savoir qui a rempli votre dernier verre ?
Une histoire inspirée de faits historiques.
đ Sources : Thierry Lefebvre, « Jean Blanc, victime de la strychnine », Revue d’histoire de la pharmacie, 2009 ; comptes rendus de presse de 1907.





